Ferdinand Gilson, l'un des derniers Poilus - Portrait de Guerre.
- Mémoire Des Hommes
- 29 avr. 2023
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🇫🇷 Portrait de Guerre : Ferdinand Gilson - L'un des derniers Poilus.

🕊 Ferdinand Gilson naît le 20 Octobre 1898 à Champigny-sur-Marne. Fils de Ferdinand GILSON et de Adèle Clémentine WACHEUL, il a 16 ans quand la Guerre éclate.
Il travaille à Paris comme mécanicien, chez un Patron Allemand et apprend les premiers mots de cette langue "ennemie" qu'il continuera à parler toute sa vie. Il travaille quelques temps dans la construction d'avion FARMAN quand..
🎺 Le 16 Avril 1917, il est appelé. A 18 ans et demi, il part faire ses classes dans le 115e RI de Mamers. On lui diagnostique des "pieds plats" et il est réaffecté dans l'artillerie en Août 1917.
En Mars-Avril 1918, il monte au front dans les Flandres, où il vit son baptême du feu avec la mort de deux camarades de sa batterie.. « Après les Flandres, je me suis retrouvé dans la Somme. Là -bas la terre était si dure que les gerbes d'éclats rasaient le sol. Une hécatombe ».

Il se verra confier plusieurs poste: secrétaire, agent de liaison, brancardier.. il avait vu tellement d'hommes tombés qu'il ne pouvait plus regarder un cimetière militaire.
« Mais avant toute chose je restais artilleur. Le jour, dans les tranchées, on réglait toutes les batteries et mitrailleuses pour les tirs de harcèlement. Le soir nous repartions, laissant derrière nous les fantassins. C'était comme ça. »
🏥 Il est gazé deux fois, en Avril et Juillet 1918.
« Lors d'un bombardement, alors que je cherchais à protéger ma belle gueule, je me suis réfugié dans un trou. C'est là que j'ai été gazé. Je vomissais tripes et boyaux, mais je n'ai pas pris d'éclat en pleine pêche.»
🏳Fin Août, il est envoyé à Fontainebleau pour se rétablir et suivre une formation d'Aspirant. Le 11 Novembre, en rentrant de manoeuvres il apprend la signature de l'armistice et connaît la joie de la fin de la Guerre.
🏥 Atteint d'une grippe et hospitalisé au Val de Grace, il s'en sort, mais avec 14kg en moins et un poumon fort abîmé par la Guerre.
Le 10 Juillet 1920, il se marie avec Victorine Isaline Honorine Françoise BOVAY à Paris. C'est après guerre qu'il travaille dans sa petite entreprise de mécanique.
Lorsque la Seconde Guerre éclate, il a 40 ans. Il "remet ça" et s'engage dans la Résistance. Habitant dans l'Eure, il met à profit sa connaissance de la langue Allemande pour obtenir et transmettre des informations à l'armée secrète.
Il se remarie le 26 Avril 1954 avec Suzanne Alberte Louise TASSERIE.
Germanophone jusqu'à ses vieux jours, il resta abonné à des Revues Allemandes afin d'entretenir sa mémoire grâce aux jeux de mots croisés.
Malgré ses quelques mois de Guerre, Ferdinand avait vu des horreurs. Il savait que ses camarades avaient vécus cela durant plus de quatre années, ce qui le marqua à vie.
Il voulait plus que tout rappeler aux générations futures le sacrifice des anciens.
🕊 « Il faut que ceux qui ne connaissent que la paix comprennent la chance qu'ils ont de vivre dans un pays libre. »
À ses vieux jours, il résidait dans l'appartement destiné à l'institutrice de l'école communale du village de Les Choux, dans le Loiret. Il aimait entendre les enfants plein de vie, insouciants, et accueillait tous ceux qui toquaient à sa porte avec un bon verre pour raconter ses souvenirs.
Son village lui avait rendu hommage le 11 novembre 2005 ; Ferdinand Gilson avait été conduit au monument aux morts dans un taxi de la Marne.
Il décède dans la nuit du 25 au 26 Février 2006, à l'hôpital de Gien, à l'âge de 107 ans.
Priez pour lui, ne l'oubliez jamais lui et ses camarades. 🇫🇷🙏🏻🕊

Portrait rédigé par MD1418.



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